Cassis

Le Cassis à la rescousse.

Voyez vous tout est bon dans le cassis : ses baies sont très riches en vitamine C, ses feuilles et ses bourgeons traitent à merveille les inflammations, les douleurs et les allergies…

Nom scientifique :Ribes nigrumFamille des Grossuliaracées dont fait partie le groseillier, un proche parent du cassis.

Synonymes : groseillier noir, arbre aux goutteux, blackcurrant (en anglais)

Composants actifs : flavonoïdes, OPC (Oligomères proanthocyanidiques) dans toutes les parties. Tanins, surtout dans la feuille. Vitamine C et caroténoïdes (lutéine, zéaxanthine, bêtacarotène), surtout dans la baie et le bourgeon.

L’huile contient de l’alpha-tocophérol (vitamine E), des acides gras linoléique, alphalinolénique et gamma-linolénique surtout.

Propriétés thérapeutiques : anti-inflammatoire, diurétique, antiallergique, tonique général, corticostimulant, antirhumatismal.

Le cassis a des vertus diurétiques et  Hildegarde de Bingen dès le XIIe siècle les avaient remarquées .

Anti-inflammatoire idéal

Avec tout ce que l’on sait aujourd’hui sur le cassis, on pourrait penser que toutes ses parties et leurs vertus ont un seul et même but : corriger le terrain inflammatoire.

Le plus intéressant est que leurs qualités s’additionnent, ce qui en décuple l’effet.

Quel que soit le lieu de l’inflammation ou sa manifestation : articulaire, respiratoire, musculaire, intestinale, urinaire (cystites) ou autre  le cassis agit à plusieurs niveaux pour soulager en douceur et prévenir les récidives.

À chaque partie ses qualités…

La feuille

Elle est diurétique elle stimule l’élimination des acides de l’organisme et règle donc certains problèmes qui y sont liés. L’acidité est une surcharge métabolique à l’origine de douleurs, d’inflammation chronique et de déminéralisation, et porte atteinte à la santé osseuse et articulaire. La feuille est donc un remède souverain en cas d’arthrite ou d’arthrose, contre la goutte et la prévention des calculs rénaux et même en cas de pathologies plus graves comme la polyarthrite rhumatoïde, en complément d’autres traitements bien entendu.

Elle fait baisser la concentration des molécules pro -inflammatoires2 dans l’organisme (entre autre, TNF -α et prostaglandines E2) grâce à ses OPC. D’après une étude3, l’efficacité de l’extrait hydroalcoolique est comparable à certains médicaments anti -inflammatoires non stéroïdiens : indométhacine (contenu dans l’Indocid) et acide niflumique (contenu dans le Nifluril).

De plus, elle n’agresse aucunement la muqueuse gastrique comme le font ces médicaments.

Comment l’utilise t on  ?

  • L’infusion se prépare avec une poignée de feuilles par litre d’eau. Boire 2 à 3 tasses par jour durant 6 à 8 semaines.

On peut renouveler aux changements de saison, au printemps et en automne.

Sous forme d’extrait hydroalcoolique, mélanger 100 gouttes dans une bouteille d’eau à boire dans la journée.Cure de même durée que pour l’infusion.

En extrait sec en gélule, consommer 600 à 900 mg par jour.

 À prendre avant les repas avec un grand verre d’eau.

Extrait de plantes standardisées (EPS) : 1 cuillerée à café 2 fois par jour, soit dans un grand verre d’eau soit dans une bouteille, à boire entre les repas.

Par précaution, on déconseille la feuille de cassis aux femmes enceintes, aux enfants, en cas d’insuffisance rénale ou en association avec les médicaments diurétiques (cumul des effets).

Le bourgeon

  • Il stimule les glandes surrénales et la production de cortisol, l’anti -inflammatoire naturel de notre corps. L’effet anti -inflammatoire du bourgeon de cassis atteindrait le tiers de celui de la cortisone, molécule synthétique aux nombreux effets indésirables.

Pour cette raison, le bourgeon de cassis est traditionnellement conseillé pour traiter toute sorte d’allergies car souvent très efficace.

  • Il est anti -oedémateux. Il désengorge les zones gonflées d’eau en conséquence d’une inflammation, d’une piqûre d’insecte ou d’une allergie comme l’œdème de Quincke.

Comment cela se boit ?

Les principes actifs du bourgeon sont extraits dans l’alcool et la glycérine. On trouve dans le commerce deux formes, une concentrée et une diluée.

  • Pour un macérât concentré, prendre 5 gouttes 3 fois par jour dans un verre d’eau.
  • Pour un macérât en première dilution (1DH), prendre 50 gouttes 3 fois par jour dans un verre d’eau.
  • Pour les enfants, on ajuste la dose en fonction du poids et on préfère le macérât concentré qui contient moins d’alcool.

Le fruit

  • Sa richesse en antioxydants, dont la vitamine C (181 mg/100 g, bien plus que l’orange : 50 mg/100 g) permet de contrer le terrain inflammatoire et, surtout, de lutter contre la conséquence de l’inflammation.

En effet, celle -ci est une source importante de radicaux libres qui détruisent nos membranes cellulaires et notre ADN. Les antioxydants sont des piégeurs de radicaux libres et donc nous protègent d’un vieillissement prématuré.

Comment se boit-il, comment se mange-t-il ?

En boisson sous forme de jus « 100 % pur jus » ou consommer les baies directement.

Si son goût acidulé vous déplaît, mélangez -le à un jus de pomme pour l’adoucir.

L’huile de pépin de Cassis

  • Huile rare, il en faut pourtant très peu pour bénéficier de précieux acides gras.

Elle contient un taux record d’acide gamma -linolénique (18 %), juste après la bourrache (24 %) et avant l’onagre (9 %).

Ces acides gras essentiels sont des précurseurs des prostaglandines anti -inflammatoires.

Ils luttent donc indirectement mais efficacement contre l’inflammation.

Comment se consomme-elle ?

Fuyez les huiles raffinées qui ne présentent plus aucun intérêt. L’idéal est de consommer l’huile protégée dans des capsules molles car elle est très sensible à l’oxydation (chaleur, air et lumière).

Le célèbre ethnobotaniste améri cain James A. Dukes recommande des cures d’huile de pépins de cassis en accompagnement du traitement de la sclérose en plaques pour ses vertus anti -inflammatoires à raison de 500 mg 2 fois par jour.

Les posologies indiquées ici sont données à titre indicatif et peuvent varier en fonction du poids de la personne ou des conseils du prescripteur.